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Les banques françaises à plein régime avec des résultats 2025 historiques
information fournie par Boursorama avec AFP 06/02/2026 à 14:28

( AFP / SAMEER AL-DOUMY )

( AFP / SAMEER AL-DOUMY )

Les grandes banques françaises ont publié ces jours-ci des résultats financiers éclatants pour 2025, à l'image de la Société Générale vendredi, portés par les besoins financiers de leurs clients entreprises et le rebond de la banque pour les particuliers.

BNP Paribas, Société Générale, le groupe BPCE (rassemblant les Banques populaires et les Caisses d'épargne) et l'Alliance fédérale du Crédit Mutuel (qui regroupe l'essentiel des caisses régionales du Crédit Mutuel et le réseau CIC) ont chacun réalisé des bénéfices historiquement élevés l'an dernier.

Le Crédit Agricole s'est arrêté juste en-dessous de son record de 2024, lesté par une écriture comptable liée à sa participation dans la banque italienne Banco BPM.

A eux cinq, ces groupes bancaires totalisent plus de 35 milliards d'euros de bénéfice net l'an dernier, du jamais vu, alors même qu'il leur a été imposé une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés, inégalement répartie, d'un total d'environ un milliard d'euros.

Pour accéder à ce niveau de performance financière, les banques françaises ont vu leurs différents moteurs tourner à plein régime.

Les banques de financement et d'investissement (BFI) ont continué de profiter de l'incertitude économique ambiante.

La forte volatilité des marchés traduit de nombreux ordres passés à l'achat et à la vente, permettant aux banques d'encaisser à chaque fois des commissions.

Face à un avenir incertain, leurs clients entreprises sont aussi davantage tentés de souscrire des instruments garantissant une couverture financière, contre des variations de change par exemple.

"C'est le métier de banques que de prendre ce risque et le gérer", rappelle Mathieu Gosselin, du cabinet de conseil Bartle.

Les craintes pour l'avenir poussent également les Français à épargner. Ils se sont massivement tournés l'an dernier vers des produits d'assurance vie, un marché lucratif en commissions de gestion sur lequel les banques sont très actives.

- Transformations -

Côté particuliers, les banques françaises ont également profité d'une marge confortable réalisée sur les crédits immobiliers. Ce rebond est manifeste sur l'ensemble des réseaux bancaires, qui retrouvent des couleurs après plusieurs années de disette.

"Sauf accident majeur", l'année 2026 pourrait encore être un bon cru, selon Rafael Quina, analyste de l'agence de notation Fitch. BNP Paribas a par exemple révisé à la hausse son objectif de croissance du résultat net dans les années à venir.

"Le vrai sujet 2026-2028 c'est surtout leur capacité à exécuter des transformations qu'elles portent chacune de leur côté", tempère auprès de l'AFP Thierry Mennesson, associé au sein du cabinet de conseil Oliver Wyman.

Concurrence des banques en ligne, déploiement de l'intelligence artificielle, évolution des réseaux d'agences... les défis ne manquent pas pour ces mastodontes aux poches pleines qui cherchent toutefois à diminuer leurs frais de fonctionnement.

BPCE s'est par exemple lancé dans une refonte informatique d'ampleur afin d'harmoniser ses systèmes d'informations.

Société Générale a de son côté taillé dans le vif en annonçant plusieurs plans de départs, dans sa banque de détail d'abord, puis dans les services centraux.

- Rentabilité au-delà -

Les banques européennes ne sont pas en reste en 2025 .

Leur principal atout? Elles prêtent souvent à taux variables et profitent plus rapidement des hausses de taux qui s'appliquent sur l'ensemble des crédits et non sur les seuls nouveaux, comme c'est le cas en France, pays de prêts à taux fixes.

L'espagnole Santander a coiffé tout le monde au poteau en publiant mardi un bénéfice net de 14,1 milliards d'euros, battant son record pour la quatrième année consécutive.

Sa concurrente BBVA a elle aussi publié des performances financières inédites, avec 10,5 milliards d'euros de bénéfice net.

En Allemagne, la Deutsche Bank a publié fin janvier un bénéfice net record proche des 10 milliards d’euros, affirmant avoir atteint tous ses objectifs.

L’Allemagne attire d'ailleurs nombre de banques françaises: BNP Paribas, le Crédit Mutuel ou encore le Crédit Agricole ont fait récemment état de leurs vues sur ce marché de plus de 80 millions d'habitants.

2 commentaires

  • 15:22

    Cela n'a rien à voir avec les taux de la Bce, la baisse des taux de l'épargne réglementée, la hausse des commissions sur produits financiers, la maîtrise des charges fixes et des provisions sont les leviers de cette rentabilité record.


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